La sonate de Vinteuil → Madeleine musicale
À l’aide d’une projection vidéo qui reprend les codes
de la bande rythmo, les sept tomes d’À la recherche
du temps perdu sont chantés en improvisation par sept
interprètes. Les fragments qui défilent sont extraits
selon un protocole : d’une ponctuation à une autre,
l’extrait est choisi s’il contient le mot espace, temps,
musique ou sonate.
Deux espaces, un seul temps → Résidence arts et sciences
Ce livre est pensé comme un miroir. On lit, par réflexions
et transparence, passé et futur, souvenir et projection.
Deux états coexistent : comme le chat de Schrödinger.
Le texte de Jack London est à la fois fantôme et corps, passé
effacé et présent incarné.
(Ce travail résulte d’un dialogue avec les
astrophysicien∙ne∙s du laboratoire
Astro Particule et Cosmologie Paris-Cité et l'artiste
Hugo Titelein)
Fantômes à la maison → Partition & performance
Ce projet est une déambulation sonore dans la maison
où j’ai grandi. Les sons sont activés par ses occupants, dont nous observons les
allées et venues. La déambulation se fait à partir de rythmes joués par mon
père, batteur, dans différentes pièces et sur les objets présents. La voix de ma soeur, enregistrée
enfant en train de chanter, agit comme cheffe d’orchestre.
Ciao, une vue fantomatique sur les objets du design graphique → Mémoire
Cette édition est un fantôme, le début des adieux à une école.
À une façon de faire. C'est une histoire d'amour racontée
au travers d'objets fragiles, transparents, semi-absents.
C'est une analyse d'objets qui, dans leur disparition, anticipent
et préviennent la nôtre.
Entretien avec Raphaël Bastide → Édition
Cet objet archive une discussion avec Raphaël Bastide,
designer graphique et développeur, créant des outils pour
faire de la musique. La couverture indexe les signes extraits
des images de cet entretien. Le texte est traité comme un flux
sans interruption, auquel les images sont intégrées
La sonate de Vinteuil → Outils et recherches de travail
À plusieurs reprises dans A la recherche du temps perdu,
le narrateur décrit des passages d’écoute autour de la « sonate
de Vinteuil ». Ces passages sont mis en exergue : leur sélection révèle les temps musicaux dans le temps de lecture.
La spatialisation du texte est utilisée comme grille de lecture temporelle, pour composer une partition polyphonique des sept tomes.
La sonate de Vinteuil → Identité visuelle
Proust fait revenir dans À la recherche du temps perdu la « sonate de Vinteuil ». À partir de ses occurrences dans les sept tomes, une composition musicale a été créée et interprétée en live par sept chanteurs ou lecteurs.
La pochette de la cassette devient une affiche modulable en plusieurs motifs, chacun révélant un fragment choisi.
La cassette réunit la lecture des extraits liés aux mots espace, temps, musique et sonate à travers l’ensemble de l’œuvre de Proust.
17 juin 2024 → Script imprimé
Cette édition donne accès au texte explicatif lu pendant mon
oral de diplôme. Dans cet objet, le design graphique, le temps
et la musicalité de la page forment un tout. Le contenu mis
en page emprunte les formes des compositions musicales. J'y raconte chronologiquement des étapes de travail, entrecoupé d'anecdotes personnelles qui vulgarisent ces propos théoriques.
1200 secondes de textes et d'images à activer → Script en ligne
Cette partition numérique utilise le scroll comme repère temporel : au fil du défilement, le texte se déploie, se transforme et se densifie. Scroller enrichit ainsi la lecture grâce à l’apparition progressive d’images, de variations visuelles ou de liens à activer, qui viennent ponctuer et rythmer l’expérience, comme autant de marqueurs d’un temps qui s’étire, se contracte ou se superpose.
Lento presto → Vidéo 10min
Lento Presto est une projection-concert où des métronomes
en ligne sont utilisés pour créer une piste sonore et un visuel
à partir des différentes fenêtres ouvertes sur internet. Au fil
de la vidéo, les métronomes s'enrichissent les uns les autres.
Les énergies → Édition
Echange avec Eva Chanoir et Youna Dacher, étudiantes en art à ce moment (2022). Nous avons discuté
des énergies, de la magie, des femmes
et des sorcières. L'entretien est restitué autour de deux
temporalités. Les pages du haut sont une déambulation photographique dans
leur atelier, celles du bas sont la retranscription de l'entretien.
1, 2, 3, 4 → Édition
Cette édition rassemble les pièces de la tétralogie Le Sang des Promesses écrite par Wajdi Mouawad.
Les défunts des différents livres dialoguent ensemble, provoquant des échanges absurdes, drôles, ou tristes.
Le séquençage est celui des objets sources : sur une double-page, on lit ce qui se dit à une pagination
identique pour chacun des livres.
Halte aux bienvenues → Vidéo 10min
La vidéo débute sur une rue Strasbourgeoise, animée mais
pas trop. Une bande de potes passe devant la caméra et font
coucou. Un chien très mauvais
acteur fait dire à son maître que la vidéo va être foutue. Il y a
aussi des vélos, des trams, des trottinettes, des lumières.
Ces modes de transports sont le carrefour de différentes
temporalités. Parmi les ralentis, des rencontres, parfois un peu
surréalistes, avec des personnes ivres mais pas trop.
Terminal → Partition | Son 3 min
Cette composition musicale est le résultat d'expérimentations avec la bande magnétique. Sa matérialité constitue un sujet sonore.
C'est aussi sa physicalité qui détermine la forme de la partition graphique, qui reprend les gestes de découpage et collage.
Article fantôme → Dépliant | Conférence
Support et rédaction d'un article sur la
mise en page de la revue EKES (EarthKeeping EarthSHaking) n°02, avec Marjorie Catez.
Lancement et présentation de la revue au FRAC Champagne-Ardenne (février 2025) et au Palais de Tokyo (mars 2025)
Ekes n°02 → Édition
Ce deuxième tome de la collection EKES propose d'explorer la question des
droits de la Terre à travers le prisme interdisciplinaire
des humanités socio-environnementales en relation avec
l'art d'aujourd'hui. Projet réalisé avec Marjorie Catez, accompagnée lors des premières étapes
par Anne de Mauregard.
Les gens sont comme des maisons → Édition
Ce cahier de résidence a été réalisé pour l'Institut
de la Photographie (Lille). Il restitue la semaine d'immersion
de l'artiste Rossella Piccionno à l'EPHAD Saint‑Albert.
Les portraits qu'elle a réalisé sont en dialogues avec des
fragments d'entretiens, qui parcourent l'espace de la page. Sous la direction artistique de Surfaces Studio.
Robots → Specimen
Ce leporello s’appuie sur un caractère inspiré d’une publicité du robot Hero1. Il ouvre sur Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? et ses adaptations, où humains et androïdes deviennent presque indiscernables. Une scène reprise dans les trois versions montre l’évolution du test d’empathie, qui, en 2017, sert à détecter une instabilité émotionnelle, signalant un changement de regard sur les androïdes.
The Tarmac is on fire [...] → Identité visuelle
« The tarmac is on fire and for some reason we smell strawberries on our hands » est une exposition réalisée dans le cadre du Prix PRISME, réunissant les sept diplômé·es 2025 de la section Art de l’ÉSAD de Reims. Présentée à La Fileuse et à La Villa Douce, elle rassemble principalement des installations immersives explorant la vulnérabilité, la tendresse et l’amitié comme formes de résistance.
Réalisé avec Marjorie Catez.
Résidence d'enseignement Avize Viticampus → Workshop
Mise en place d’ateliers avec deux classes de terminale bac pro. Les élèves avaient pour consigne de produire une affiche à partir de leurs goûts, de leurs passions ou de leurs engagements. Ce sujet a servi de prétexte pour leur faire découvrir les matérialités de l’imprimé : ils devaient reproduire, agrandir ou réduire des images issues d’ouvrages du centre de documentation, en utilisant uniquement un photocopieur, puis assembler le tout par découpage et collage. Ce workshop a été animé en duo avec Marjorie Catez.
En Filigrane → Portfolio
Maquettage du livre En Filigrane, un portfolio imprimé
du photographe Jérôme Jacob, publié aux éditions
Nouvel Œil. Projet réalisé sous la direction artistique
de Pierre-Yann Lallaizon (studio recto verso).
Plimage → Workshop
Des élèves de CP/CE1 sont invité·es
à concevoir leurs propres modules de dessin et à concevoir
leur langage graphique. Leurs tracés, gestes
et griffonnages deviennent alors des motifs, utilisés comme
base pour la création d’origamis à taille humaine.
Projet mené au Signe à Chaumont, avec Hyesu Son.
Bon, tant pis → Concert 9 min
Détournement de jouets pour enfants et bricolage sonore :
ce projet propose d’« apprendre à jouer » ensemble, avec
la musique comme avec les objets.
Les sons issus de circuits modifiés deviennent la matière
d’une exploration collective.
Pensées comme les règles d’un jeu, les partitions s’ajustent
au nombre de participant·es et invitent à une performance
où l’expérimentation prime sur la maîtrise technique.